La fièvre a mauvaise réputation. On la prend pour une maladie qu’il faudrait faire disparaître à coups de paracétamol. Les antipyrétiques offrent un soulagement temporaire de cet inconfort en la supprimant, alors que c’est la fièvre, un processus naturel de notre organisme, qui va nous aider à guérir.

 

QU’EST-CE QUE LA FIEVRE ?

Lorsque nos globules blancs détectent un intrus, ils libèrent des substances dites «pyrogènes» qui vont déclencher le processus de fièvre. Une augmentation de la température corporelle diminue la virulence des virus et bactéries, mais aide aussi à réguler le métabolisme ainsi que les niveaux d’hormones. La fièvre augmente également la production et la prolifération des globules blancs, ainsi que la production d’anticorps. Elle contribue ainsi à nous remettre sur pied plus rapidement.

Un virus aussi dangereux que celui de la poliomyélite par exemple, qui provoque des handicaps à vie, voit sa vitesse de reproduction diminuer de 99 % lorsque la température passe de 38,5 °C à 39 °C !

Alors oui, la fièvre peut être dérangeante, désagréable, et on peut avoir envie de l’interrompre au plus vite. Mais si vous baissez trop la température, les globules blancs vont produire moins de cytokines, laissant ainsi la réplication virale durer plus longtemps. Les globules blancs sont plus actifs lorsque la température du corps est élevée.

 

LES CAUSES DE LA FIEVRE

Lors d’une infection, certaines substances du système immunitaire, les cytokines, sont produites par les globules blancs dans les tissus agressés en réponse à la reconnaissance de « signaux de danger ». L’hypothalamus répond à ces signaux chimiques en produisant de la prostaglandine. Une augmentation de la prostaglandine engendre l’ordre de thermorégulation. Ce changement signale aux systèmes nerveux central et périphérique de transformer l’énergie en chaleur en induisant des changements endocriniens, autonomes et comportementaux. Lorsque cela se produit, vous pouvez avoir froid, ajouter des couches de vêtements, vous envelopper dans une couverture, ou frissonner pour générer plus de chaleur corporelle, entraînant une température corporelle élevée.

La fièvre ou une température corporelle élevée peuvent être causées par :

  • Un virus
  • Une infection bactérienne
  • Épuisement par la chaleur
  • Certaines conditions inflammatoires telles que la polyarthrite rhumatoïde – inflammation de la muqueuse de vos articulations
  • Une tumeur maligne
  • Certains médicaments, tels que les antibiotiques et les médicaments utilisés pour traiter l’hypertension artérielle ou les convulsions
  • Certaines vaccinations, telles que la diphtérie, le tétanos et la coqueluche acellulaire (DCaT) ou le vaccin contre le pneumocoque

 

LES BIENFAITS DE LA FIEVRE

La fièvre aussi appelée pyrexie, dans le jargon médical serait utile de différentes façons.

Les bactéries ont besoin de fer et de zinc pour se multiplier. Or, pendant l’hyperthermie, le foie et la rate séquestrent ces éléments et empêchent leur disponibilité. De plus, la fièvre accélère la vitesse de fonctionnement des cellules du corps humain, et les réactions de défense se trouvent améliorées. L’élévation de température rendrait enfin plus efficace l’activité des globules blancs chargés d’éradiquer les virus, sachant qu’ils se multiplient plus vite à 37°C qu’à 39°C.

La fièvre est donc bel et bien un moyen d’auto-défense qu’il s’agira d’utiliser et non de contenir : elle est le résultat de l’effort que fait le corps pour faire face aux intrus. Chercher à lutter contre la fièvre revient à s’opposer aux processus de défense, autrement dit à contrecarrer les efforts curatifs mis en place spontanément par le corps dans un but d’auto-guérison. La fièvre n’est pas une maladie, c’est un signal d’alerte en plus d’une arme puissante.

Ce n’est pas tout, la fièvre ne sert pas seulement à augmenter la température corporelle, qui inactive les virus et ralentit la croissance des bactéries. Elle va également permettre au corps de se défendre grâce à l’augmentation du rythme cardiaque et à la vitesse de circulation sanguine ; cette dynamique vise à garantir un transport plus rapide des moyens de défense du lieu de production à l’endroit de l’infection. La fièvre permet également de neutraliser et d’éliminer les toxines, déchets de la bataille en cours via la transpiration.

Elle accélère le métabolisme de manière globale, elle stimule la vidange des émonctoires (organes-filtres tels que les poumons, le foie, les reins, la peau, le gros intestin), ainsi que les réactions chimiques qui aident les cellules du corps à se régénérer.

Bref, une fièvre accompagnée et surveillée est sans aucun doute le meilleur moyen de retrouver la santé, sans avoir recours à des suppresseurs de symptômes (antipyrétiques pour la fièvre, antalgiques pour les douleurs, antibiotiques pour les microbes), qui laissent le corps sans défense et constituent la porte ouverte aux récidives et aux pathologies chroniques.

Pourtant, cela ne signifie aucunement qu’il faille laisser monter la fièvre de façon anarchique et sans surveillance, sur toute pathologie, sans contrôle ni accompagnement, car une fièvre non maîtrisée peut également être dangereuse. Comme dans les cas suivants :

  • Le nourrisson : toute situation de fièvre doit faire l’objet d’une consultation médicale dans les plus brefs délais.
  • Une fièvre trop élevée : une fièvre au-dessus de 42°C est un signal d’alarme médical.
  • Une fièvre longue : une fièvre sur plus de 3 jours doit être prise en compte afin que l’infection ne dépasse pas les capacités de défense du malade.
  • Les douleurs intenses
  • Les spasmes : le risque de convulsions est l’effet secondaire le plus grave de la fièvre
  • Le délire 
  • Les maux de tête intensifs
  • La déshydratation, en particulier chez les nourrissons et les personnes âgées. Il faudra surveiller de près les enfants, en restant à leur chevet, même si le risque de déshydratation diminue avec l’âge de l’enfant.

 

LES ETUDES SCIENTIFIQUES

En 2005, un essai clinique dans un hôpital américain, où une quarantaine de patients fiévreux dans un état critique ont reçu des antipyrétiques et une quarantaine d’autres n’en ont pas reçu, a dû être arrêté parce que sept des patients sous antipyrétiques sont décédés, contre un seul chez ceux à qui on laissait faire de la fièvre. (Soulignons au passage la taille très réduite de l’échantillon.)

La fièvre est un processus hautement régulé et un trait très primitif, trouvé chez les vertébrés exothermiques et endothermiques, ainsi que chez certains invertébrés. Des preuves convaincantes que la fièvre peut aider l’hôte à combattre les agents pathogènes envahisseurs ont été fournies pour la première fois par une étude de 1975 sur des iguanes du désert (Dipsosaurus dorsalis) avec des infections bactériennes aiguës induites. Les lézards, en tant qu’ectothermes, n’ont à leur disposition que des moyens comportementaux de thermorégulation (nous, les endothermes, avons à la fois des moyens physiologiques [par exemple, frissons] et comportementaux [par exemple, tirer une autre couverture]). Dans cette étude, tous les iguanes infectés qui ont activement augmenté leur température corporelle en se déplaçant dans une lumière chaude ont survécu aux infections, tandis que les individus qui ont été empêchés de rechercher un environnement chaud sont devenus plus malades et sont morts. Un effet similaire a depuis été trouvé dans de nombreux autres ectothermes.

En ce qui concerne le traitement, un certain nombre d’études sur des animaux de laboratoire ont montré que la morbidité et la mortalité diminuent lorsque la fièvre peut suivre son cours sans antipyrétiques. La ​​baisse de la concentration plasmatique de fer confère des avantages synergiques, et il existe également des preuves que le « comportement de maladie » généralisé (perte d’appétit, léthargie, etc.) est lui-même une partie adaptative de la réponse immunitaire. En raison de difficultés éthiques et pratiques bien connues, aucune recherche rigoureuse sur les résultats des médicaments antipyrétiques/anti-inflammatoires n’a été menée dans le cadre d’essais cliniques humains.

 

L’INFRATHERAPIE

En créant une fièvre artificielle, les séances d’infrathérapie VITAL DOME stimule les défenses naturelles de l’organisme avant que cela devienne problématique.
Des séances régulières permettent de diminuer la réplication virale. Les virus et les bactéries étant sensibles à une température corporelle élevée, effectuer des séances d’infrathérapie est un bon moyen de prévention.
Grâce au contrôleur breveté VITAL TECH, les séances de VITAL DOME permettent de générer une fièvre artificielle en toute sécurité sans fatiguer le corps tout en entraînant le système immunitaire.

 

Sources : 

Par Fernando Franco Cuadrado, MD, Julia Hyland Bruno, MD et Mark D. Schwartz, MD

http://www.linternaute.com/science/biologie/dossiers/07/immunite/6.shtml#:~:text=Vous%20avez%20de%20la%20fi%C3%A8vre,un%20virus%20ou%20une%20bact%C3%A9rie)

https://www.passeportsante.net/fr/Communaute/Blogue/Fiche.aspx?doc=la-fievre-une-amie-qui-vous-veut-du-bien